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Portage salarial : y a-t-il des inconvénients ?

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Si de nombreux indépendants se laissent séduire par le portage salarial, c’est parce qu’il s’agit d’une solution avantageuse et sécuritaire (protection sociale, droit à la retraite ou à l’assurance chômage, etc.). En outre, le portage salarial promet plus de simplicité en matière de gestion administrative de l’activité. Et pour cause, la société de portage s’occupe de tout, ou presque.

Ainsi, les indépendants conservent leur liberté organisationnelle et décisionnelle tout en bénéficiant des avantages et de la sécurité d’un emploi salarié. Trop beau pour être vrai, pensez-vous ? En effet, même si cette solution est profitable à nombreux égards, notamment car elle entraîne moins de formalités administratives, le portage salarial possède tout de même quelques inconvénients ou, tout du moins, quelques spécificités qui ne sont pas du goût de tout le monde.

Faisons le point ensemble.

Le portage salarial : un cadre juridique strict

Le fonctionnement du portage salarial repose sur la relation tripartite entre la société de portage, l’indépendant et le client de l’indépendant. 

Ainsi, chaque début de mission implique de réaliser un certain nombre de formalités, dont l’établissement :

  • du contrat de travail entre l’indépendant et la société de portage salarial ;
  • du contrat de prestation de service entre le salarié porté et son client ;
  • la convention d’adhésion au portage salarial entre l’indépendant, la société de portage salarial et l’entreprise cliente.

Bien que ces documents soient entièrement gérés par l’entreprise de portage salarial, ils peuvent retarder le début de la mission.

En outre, un tel formalisme peut rebuter l’entreprise client, tout comme elle peut la rassurer. 

Le portage salarial : un coût pour l’indépendant

Si le portage salarial est profitable à l’indépendant, c’est parce que l’entreprise de portage assure certaines tâches à la place du freelance (rédaction des contrats, facturation, relance, etc.). Bien évidemment, ces services ne sont pas gratuits. 

L’entreprise de portage salarial se rémunère donc sur la prestation facturée. C’est ce que l’on appelle les frais de gestion. Ils varient selon les sociétés de portage. Ils sont généralement compris entre 5 à 10 % du chiffre d’affaires facturé. 

À cela, il faut ajouter les cotisations sociales. Contrairement au statut de salarié classique ou aux cotisations sociales d’un indépendant, c’est au salarié porté de supporter les cotisations sociales patronales (de 33 à 43 %) en plus des habituelles cotisations salariales (22 %).

Le portage salarial : toutes les activités ne sont pas possibles

Il faut savoir que toutes les activités ne peuvent pas être exercées en portage salarial. Il existe une liste de métiers interdits, notamment les professions règlementées :

  • métiers du service à la personne (aide aux personnes âgées et handicapées, ménage, garde d’enfants, etc.) ;
  • métiers du négoce (achat et vente de marchandises, etc.) ;
  • métiers juridiques (avocat, notaire, huissier, etc.) ;
  • métiers de l’artisanat et du BTP ;
  • etc.

Enfin, il est bon de préciser qu’un montant minimum de chiffre d’affaires est imposé par une convention collective nationale. Il est défini à 35 euros hors taxes de l’heure et 250 euros hors taxes par jour. Autant dire que le portage salarial ne s’adresse pas aux entrepreneurs souhaitant bénéficier d’un revenu complémentaire en parallèle d’une autre activité (le cumul avec un emploi salarié classique ou avec une autre forme juridique d’entreprise étant possible). 

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